Offre de stage Master 2 Ecologie Trophique

Titre du stage : Etude de la fonction ‘habitat-nourricerie’ de 2 marais littoraux à gestions contrastées

Encadrement :
Christine Dupuy (enseignant-chercheur, Université de La Rochelle – LIENSs)
Elodie Réveillac (enseignant-chercheur, Université de La Rochelle – LIENSs)
Michèle Tackx (enseignant-chercheur, Université de Toulouse – ECOLAB)

Christine Dupuy, UMR 7266 LIENSs, La Rochelle Université
Email: cdupuy@univ-lr.fr

Elodie Réveillac, UMR 7266 LIENSs, La Rochelle Université
Email: elodie.reveillac@univ-lr.fr

Michèle Tackx, UMR 5245 ECOLAB, Toulouse 3 Université
Email : michele.tackx@univ-tlse3.fr

Laboratoires d’accueil :
UMR LIENSs, La Rochelle, et séjour(s) à l’Université de Toulouse (ECOLAB) et en collaboration avec l’Université de Bordeaux (Laboratoire EPOC)

Gratification : 580 euros/mois

Les zones humides côtières ne couvrent que 2 % du globe, mais concentrent 10 % de la population mondiale. Ces zones constituent un patrimoine qui se définit par un ensemble d’éléments naturels (e.g. biodiversité), productifs (e.g. activités économiques), culturels et symboliques (e.g. paysage). Le projet ANR « PAMPAS » traite de l’évolution de l’identité patrimoniale des marais des Pertuis Charentais en réponse à l’aléa de submersion marine. La problématique du projet est de comprendre le devenir des zones humides côtières et de leur gestion, en se focalisant sur l’évolution de l’identité patrimoniale des marais des Pertuis Charentais en réponse aux submersions à l’échelle d’un demi-siècle. Le cadrage conceptuel d’identité patrimoniale et de son évolution biologique, physique, socio-économique et culturelle face à l’aléa submersion est une originalité forte du projet qui permettra de rompre avec les positionnements disciplinaires habituels sur l’étude des marais littoraux.
Dans ce contexte, le sujet du stage de master 2 doit répondre à la définition et la caractérisation de l’identité patrimoniale naturelle, en intégrant les différentes fonctions écologiques des marais. Pour cela, le stage va se concentrer sur la fonction ‘habitat-nourricerie’ de 2 marais, du Fier d’Ars et de Tasdon, avec des modes de gestion différentes. Le marais du Fier d’Ars sur l’Ile-de-Ré, protégé par un endiguement fort, est un haut lieu touristique aux attraits paysager et faunistique, où s’exercent des activités traditionnelles restaurées de conchyliculture et de saliculture. Une partie de ces marais est aussi une réserve naturelle dont la gestion est focalisée au profit des oiseaux marins et limicoles. Le marais urbain de Tasdon, protégé sur l’arrière-côte, est un marais d’eau douce en cours de mutation avec un projet majeur de reconnexion à la mer (courant 2019-2020) concomitant à la valorisation d’une « nature en ville ».

Le travail de terrain a commencé sur le Fier d’Ars et Tasdon en avril 2019 et doit se terminer en avril 2020. Des échantillonnages de mésozooplancton, de poissons, de crustacés et d’arthropodes terrestres ont été réalisés pour évaluer dans chaque compartiment la biodiversité, l’abondance, la biomasse et la structure du réseau trophique dans les marais. En parallèle, des mesures physico-chimiques ont été réalisées pour décrire les caractéristiques abiotiques des niches écologiques hébergées par ces marais et en structurant la biodiversité. Il s’agira, dans ce contexte, de caractériser le fonctionnement trophique de chaque typologie de marais et de les inter-comparer sur les plans des sources et voies trophiques privilégiées par chaque guilde écologique identifiée. Des perspectives seront émises sur l’impact de la resalinisation des marais gérés de Tasdon sur le fonctionnement des habitats nourriciers pour la biodiversité aquatique patrimoniale.

Pratiquement, le travail du stage consistera à :
• Réaliser les sorties sur le terrain (janvier 2020, avril 2020)
• Traiter les prélèvements au laboratoire (comptage du mésozooplancton de l’ensemble des suivis, analyses isotopiques des échantillons de matière organique particulaire, mésozooplancton, poissons et arthropodes…)
• Analyser les résultats
• Rédiger un rapport scientifique écrit
• Préparer une communication orale de son travail pour la diplomation mais également en vue de diffuser les résultats à la communauté scientifique, a minima, celle des laboratoires co-encadrants.

Le candidat devra avoir un gout du travail sur le terrain, au laboratoire, et en équipe et une bonne mobilité. Essentiellement basés à l’Université de La Rochelle, certains travaux seront cependant réalisés à Toulouse (détermination taxonomique du mésozooplancton) sous forme de missions (payées par le projet). L’étudiant intègrera les laboratoires et les équipes d’accueil de co-encadrement et participera ainsi aux animations scientifiques qui s’y dérouleront.

Pour répondre à cette offre de stage de master 2 recherche, envoyer un CV, une lettre de motivation, des lettres de recommandations de vos anciens responsables de stage, et vos notes de licence 3 et master 1 à Christine Dupuy (christine.dupuy@univ-lr.fr), Michèle Tackx (michele.tackx@univ-tlse3.fr), et Elodie Réveillac (elodie.reveillac@univ-lr.fr). Nous recevrons les candidatures jusqu’au 25 octobre 2019. Vous pouvez nous contacter par mail pour toute information sur ce stage.

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